Importance pour l’Europe de développer des universités de rang mondial: l’exemple de l’EPFL

22.05.2018

Patrick Aebischer

École polytechnique fédérale de Lausanne

Le mardi 22 mai 2018 de 12:15 à 14:00
Salle à confirmer, Campus du Solbosch

Inscription gratuite mais obligatoire avant le 18 mai
Un lunch sandwich sera servi.
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Abstract

L’Europe possède un système d’éducation tertiaire de bonne qualité mais manque d’institutions de pointe si l’on en croit les divers classements internationaux d’universités.

Récemment, plusieurs pays européens ont réalisé l’importance d’avoir des universités de pointe avec une forte composante de recherche, car elles sont à la base du processus d’innovation. Les grandes découvertes disruptives proviennent en effet souvent de ces institutions. Il n’y aurait pas de Silicon Valley sans Stanford ou Berkeley, ou de route 128 sans Harvard et MIT.  La faible présence d’universités de recherche de rang mondial en Europe explique en partie les raisons du manque de compétitivité du vieux continent dans des domaines porteurs tels que la biotechnologie ou les technologies de l’information.

La création d’universités de pointe requiert des adaptations significatives de leur gouvernance. Ceci inclut a) l’octroi d’une indépendance aux jeunes chercheurs par la création d’un « tenure-track » (pré-titularisation conditionnelle), b) le développement d’écoles doctorales compétitives, c) l’usage de l’anglais comme langue d’enseignement (du moins dans les sciences naturelles ou l’ingénierie), d) le développement d’infrastructures de recherche compétitives, e) le développement d’infrastructures capables d’héberger des start-up ainsi que des laboratoires de R&D de compagnies existantes, f) le développement d’un campus vivant, g) la levée de financements externes qui permettront à ces institutions de réaliser leurs ambitions déclarées.  Ces réformes mises en place durant les 15 dernières années à l’EPFL lui ont permis d’être considérée aujourd’hui comme une université de pointe si l’on en croit les divers classements internationaux.

Patrick Aebischer
Patrick Aebischer

Biography

Patrick Aebischer est Président émérite de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et membre du Brain Mind Institute de la Faculté des Sciences de la vie de l’EPFL. Il a achevé sa formation en Médecine (1980) et en Neurosciences (1983) aux Universités de Fribourg et de Genève. Il a reçu de nombreux prix – dont le Robert Bing Prize (Swiss Academy of Medicine & Pfizer Foundation Prize for Clinical Neurosciences).
De 1984 à 1992, il a travaillé en tant que Professeur assistant puis Professeur associé à Brown University (USA) au sein du Département des neurosciences et au Département des biomatériaux et des organes artificiels.
En automne 1992, Patrick Aebischer rentre en Suisse en tant que Professeur ordinaire de la Divion Autonome de Recherche Chirurgicale et du Centre de Thérapie Génique (DARC) au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) à Lausanne.
Patrick Aebischer a été nommé Président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) par le Conseil fédéral en 1999 - institution qu’il dirigea jusqu’au 31 décembre 2016.
Patrick Aebischer est membre de l’American Institute for Medical and Biological Engineering (AIMBE), ainsi que de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) et de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW).
Il est membre du Singapore Health and Biomedical Sciences International Advisory Council (HBMS IAC​), du Scientific Committee de l’Italian Institute of Technology (IIT) et du Senate  "Deutsches Zentrum für Neurodegenerative Erkrankungen” (DZNE). 
Patrick Aebischer a également fondé trois start-up de biotechnologies et il est membre du Conseil d’administration de Lonza, Nestlé et Logitech. Il préside le Novartis Venture Fund (NVF). Il est Senior Partner au sein du fonds d’investissement NanoDimension-III.​